Gilets jaunes : ils décident de bloquer un DSI car ils ne font pas de SAFe

L'acte V des Gilets Jaunes vire au cauchemar


Des dizaines de blessés et des interpellations tous azimut. Une DSI bloquée durant 2 jours, des bureaux dévastés, des gens séquestrés sans pouvoir manger. Tel est le terrible bilan de l’acte V des Gilets Jaunes, à l’origine d’une opération qui a mal tourné.

Retour sur les faits :

Les services de renseignements ont intercepté des messages provenant de Gilets Jaunes indiquant qu’une opération de blocage allait avoir lieu dans une DSI d’un acteur digital du tourisme. Selon les messages, l’action viserait cette DSI projetant de passer l’Agilité à l’Echelle, sans passer par SAFe (selon certaines sources judiciaires, ils chercheraient à adopter le modèle Spotify, ou pire encore : du LeSS).

Inquiets au sujet d’un éventuel débordement, les agents ont tenté de s’organiser pour contrôler le collectif à l’initiative du blocage, afin d’éviter toute forme de violence.

Nous savons que le sujet est explosif, explique une source anonyme des renseignements. Les Gilets Jaunes, initialement décentralisés et non-Agile, ont récemment été coachés par des individus certifiés du Ku Klux SAFe. Et ce sont les personnes récemment converties qui sont les plus dangereuses.

Pour tenter d’expliquer avec pédagogie à quels risques les membres de la DSI s’exposent face à des néo-convertis, une autre source anonyme se risque à faire une métaphore cinématographique :

Vous savez, c'est comme dans le film Twilight. Quand une personne devient vampire, les premiers temps sont très chaotiques, brutaux. Il faut les canalyser, les empêcher de faire du mal. C'est pareil pour les Gilets Jaunes récemment convertis à SAFe. S'ils sont sur la bonne voie, ils n'en restent pas moins dangereux les premières semaines.

Mais, pris de vitesse par l’action des Gilets Jaunes, les agents n’ont pas pu intervenir à temps. Arrivés sur les lieux, les manifestants avaient déjà investi le bâtiment. Ils ont barricadé l’entrée avec notamment une dizaine de snipers équipés de boules de pétanque et de morceaux de pavé prêts à défendre coûte que coûte l’accès.

Le négociateur du service des renseignements n’a pas pu établir de contact avec les Gilets Jaunes, ces derniers étant occupés à relire le tome 1 de SAFe pour savoir quelle était la procédure structurant précisément le processus de sélection du RTE (Release Train Engineer) avant d’étudier dans le tome 4 le chapitre de 259 pages sur la nature des interactions entre le RTE et le Product Owner des Gilets Jaunes.

Pendant ce temps, à l’intérieur du bâtiment, des scènes de guerilla s’enchainent : les tribus de la DSI assiégée tentent par tous les moyens de protéger les espaces de management visuel en barricadant les entrées des open spaces. Afin de ralentir les assaillants, mais aussi pour les pousser à l’erreur, les chapters et les guildes répliquent en jouant la provocation : ils brûlent des posters format A1 de SAFe tout en hurlant dans des mégaphones “LeSS vaincra”.

Ce n’est seulement après plusieurs heures que la police parvient à forcer le barrage des Gilets Jaunes, épuisés. Elle a pu constater le carnage que Bruno Lemaire, qui s’est rendu sur place, a qualifié de “catastrophique pour l’économie de cette entreprise”.

Contacté par l’AFP, le Président de la République dit “entendre les colères, mais repousser avec véhémence toute forme de violence, même quand celle-ci intervient à la suite d’une odieuse provocation” en faisant référence à LeSS et Spotify. Afin de calmer la colère des Gilets Jaunes, la présidence a annoncé une réforme constitutionnelle pour amender la cinquième ligne de l’article 2 de la Constitution, ce qui donnerait (proposition Elyséenne d’ajout en rouge) :

  • La langue de la République est le français.
  • L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
  • L’hymne national est « La Marseillaise ».
  • La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
  • Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, avec SAFe 4.6.
  • Comme le disait Emmanuel Macron durant son discours à la télévision : “Rien ne sera plus jamais comme avant”.

    Est-ce le tournant du quinquennat ?

    Par Raphaël Geneteix

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