En prison pour avoir donné des conseils sur SAFe sans être certifié

Une sanction exemplaire contre un opposant aux certifications


Xavier(*) a été condamné par la cour de cassation pour “Exercice du métier de coaching heurtant la déontologie”, “concurrence déloyale avec intention de nuire“, “abus de confiance” et “homicide involontaire” après avoir prodigué des conseils sur comment faire un “PI Planning” à un Product Owner SAFe®. Si, de prime abord, l’acte de partager des conseils semble louable, le fait est que Xavier, coach autodidacte, n'a pas de certification SAFe® et n’a pas le droit de s’exprimer sur un des éléments constitutifs du framework SAFe® sans avoir obtenu le précieux sésame.

Xavier :

“Je voulais juste aider un Product Owner, qui m’avait lui-même posé la question ! En quoi répondre avec bienveillance à une question est un crime ?”

Le Product Owner, actuellement en dépression :

“Je suis dévasté. J’ai commis une faute irréparable en oubliant de vérifier l’existence de sa certification. J’étais dans un moment de faiblesse. Cela m’a même coûté mon mariage (sa femme est consultante SAFe® aussi, NDLR) et la garde de mes deux filles”

La peine correspond à 5 ans de prison ferme, 750 000 euros d’amende et assortie d'une interdiction d’exercer tout métier lié au coaching pour une durée incompressible de 250 ans, qui s’applique également pour ses enfants, petit-enfants et arrière-petit-enfants, sa femme et son chien. De plus, le tribunal a imposé une mesure d’éloignement lui interdisant d'approcher un consultant SAFe® à moins de 500 kilomètres.

L’amende de 750 000 euros comprend entre autre une part de 600 000 euros en réparation du préjudice moral et psychologique pour la Loge maçonnique “Grand Agile SAFe® de France” (dont est issu le Product Owner) et 10 000 euros pour l’organisation des obsèques du Grand Maître SAFe® de la Loge, décédé suite à une crise cardiaque après avoir appris les agissements de Xavier. Le reste correspond aux frais de justice.

L'avocat du coach, Maître Dupont-Moretti, est sorti du tribunal sans sa verve habituelle. Il nous a lâché, l’air désabusé : “Franchement, que voulez-vous défendre dans ce dossier ? J’ai tenté d’invoquer la démence et un cancer incurable du cerveau, mais même avec ça, la faute était trop grande”.

(*) Afin de protéger l’identité du coach concerné, notamment face à la charria menée par les consultants SAFe® certifiés SPC/SPD/SA/RTE/POPM/SASM/SSM/SP, son nom a été modifié.

Par Raphaël Geneteix

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